13 juil. 2018

PRÉ CATELAN - RETOUR VERS LE FUTUR ...


Une adresse Magique par une belle soirée d'été, un dîner devant les jardins du Pré Catelan, retour à la cuisine de Fredéric Anton, aujourd'hui d'un classicisme qui rappelle ses racines néo-Robuchoniennes, quelque chose de gourmand mais rien de transcendant... la cuisine sent ici la maîtrise absolue de plats devenus de grands classiques, généreux voire copieux, tournant autour d'un thème... tourteau, ris de veau, tarte au citron revisitée... cuisine de M.O.F. parfaitement exécutée à laquelle il manque un brin d'émotion gourmande... un service cordial autant qu'irréprochable, mais une sommellerie inutile... quoique la carte des vins ouvre des perspectives gourmandes qui seront ici satisfaites par un beau Clos Rougeard "Les Poyeux" 2008 qui en a encore beaucoup "sous le pied"... un diner gourmand mais trop conventionnel, trop classique... et bien honnêtement, les trois clochettes même accordées sur la tonalité d'une cuisine rassurante semblent "un peu trop"... C'est bon, très bon... copieux (presque trop) mais peu de vibrations dans tout çà...




Le tourteau brille essentiellement par la tartelette au caviar, tourteau et avocat citronné (une gourmandise), la salade Thaï est sans grand intérêt et le consommé au tourteau et fenouil, bon, très bon, mais qui ne fait pas tout à fait vibrer...



Le ris de veau est terriblement copieux, "à l'ancienne" (poché et terminé au sautoir), gourmand mais sans surprise, le croquant au Cédrat et ris de veau de même... mais une Royale de tourteau qui pour le coup est une vraie gourmandise pas très photogénique mais délicieuse, vraiment... qui réjouit les papilles...


Et en dessert, une tarte au citron meringuée avec un sorbet au basilic, parfaitement exécutée mais qui ne saurait être mise en perspective avec certaine meringue détonante du Cinq... Très belles mignardises...


La cuisine semble ici s'être immobilisée dans les années 2000... excellente mais non, le "cahier des charges" des trois étoiles n'est pas vraiment rempli...

5 juin 2018

LUCAS CARTON : DÉJEUNER DES FURIEUX !


Quatre gourmands, quatre inconditionnels du pinot noir, quatre... bien décidés à en découdre avec la cuisine de Julien Dumas... carte blanche, free-style en cuisine, un déjeuner tout en inspiration qui fera un perfect pairing avec quelques jolis produits de la côte de Beaune (Pommard 2008, Jadot), et de la côte de nuits (Gevrey Chambertin "La petite Chapelle" de Confuron Cotetidot 2008, Clos Tamisot Damoy 2008 et Vosne Romanée VV 2011 de Cécile Tremblay)... des grands classiques comme le fameux chou-fleur qui remporte toujours le pari de la gourmandise, en guise de mise en bouche, des bao miniatures aux champignons fumés (une tuerie, ces champignons fumés, genre de seconde signature du Chef)... et l'encornet diaphane, d'une texture ferme et soyeuse, une merveille absolue, élégamment posée sur le bouillon de champignons fumés (quand on en parle...)...






L'asperge, seigneuriale, confite de bas en haut... seule figure imposée (avec le chou-fleur en fait...) prélude à l'arrivée du Saint-Pierre, à la juste cuisson, flanqué de jeunes betteraves à la cuisson parfaite... délicat, et à suivre, un monument... pour les amateurs de gibier sans doute, pour ceusses qui aiment les saveurs franches, les rôties animales... une tuerie : le Rouget à la plancha, sur une farce foie de rougets, oignons frais, prunelle... complexe, puissant, perfect match avec La Petite Chapelle de Confuron...





Et d'arriver une côte de boeuf faramineuse, à la cuisson parfaite, à la mâche juste délicieuse, sauce au cassis... et tartelette "Tatin" au radis Daïkon... un régal de gourmandise en fin de repas et oui... çà se mange sans faim... 


Léger, délicat dessert autour de la rhubarbe, d'une infinie délicatesse, suivi de quelques mignardises, personne ici n'aura boudé son plaisir, un vraiment très beau déjeuner, un grand grand Merci au Chef d'avoir bien voulu nous concocter un tel moment de gourmandise...


29 mai 2018

ARPEGE - UN DEJEUNER SUR MESURE ...

Retrouvailles avec un vieux complice de trente ans et plus... un déjeuner gourmand, tout simple, tout amitié et "sur mesures"... déjeuner icônique de l'ARPEGE, accompagné bien proprement d'un Château de Beaucastel blanc 2008, une gourmandise de ravioles au macaron fraise-rhubarbe et une mention spéciale, remerciements chaleureux à la cuisine pour un monumental tourteau ramoneur, sauce au vin jaune et pommes de terre fumées... régal... que l'iconographie résume tout à fait... "ordonnance à renouveler" ...











13 mai 2018

BEL ARPEGE DE PRINTEMPS



Une belle réunion toute de gourmandise et d'Amitié, comme un "retour à la maison", à l'Arpège, un déjeuner parfaitement rythmé par la cuisine, inspirée... tout gourmandise, tout complicité, avec l'apparition des premières asperges, et quelques mentions particulières... pour le veloûté de cresson, crème chantilly à l'ail... texture et saveur inouïes... l'Asperge blanche enrubannée de rhubarbe, cuite au sautoir, les spaghettis de patate aux mousserons et vin jaune, les navets en carpaccio... entre autres saveurs improbables parfois, délicieuses toujours (même l'accord critiquable des févettes et de la fraise... au fond, "çà le fait"...). ... et bien entendu aussi (et heureusement) les grands classiques incontournables comme les ravioles légumières (toujours en petit nombre...), le sushi de navet, les gnocchi légumiers (oignon, parmesan... quelle belle harmonie gustative...)








Au chapitre des vins, Beaucastel blanc 2008 a tenu sa place sans défaillir... un Pommard "Les Pezzerolles" 2009 n'a pas tenu ses promesses (avait-il d'ailleurs promis quelque chose...?) et s'est vu remplacé par un Beaune 1er cru "Les Chouacheux 2013" de Chantal Lescure, très joliment fait, élégant, et en parfait accord avec le canard sauce Hibiscus... un beau moment de gourmandise, par une belle journée ensoleillée, la salle de l'Arpège en fête. On reviendra ! ... vite.

18 avr. 2018

LUCAS CARTON - AU GRÉ DE L'INSPIRATION DU CHEF ...


Déjeuner en presque tête à tête avec le Chef, menu laissé tout à son inspiration de l'instant, par une belle journée presque Estivale, un grand et beau déjeuner... tout gourmandise, un menu "sur mesures"... un grand et immense Merci à Julien Dumas de ce grand moment de gourmandise et d'échange autour de belles assiettes ...


Seiche - Raifort, safran, fleur de colza et イカの生殖腺 en tempura.
Foie gras de canard - sauce prunelle - pickles d'oignon rouge et Yaourt.
Asperge verte - Huître de l'étang de Thau - fenouil.
Homard - beurre blanc de rhubarbe.
Suprème de poulette - sauce à l'huile de noisette, au vin jaune et au jus de champignons fumés - morille farcie, lard Corse.
Dessert Ananas - Coco, sorbet persil - menthe et coriandre.
Mignardises et truffes au cognac.









30 mars 2018

SHANG PALACE (SHANGRI-LA HOTEL / PARIS)


Le Shangri-La Hotel de Paris propose trois restaurants parmi lesquels le Shang-Palace, restaurant Chinois dont l'authenticité ne peut raisonnablement être remise en question, tout jusqu'à l'atmosphère et la décoration évoque ici la Chine Continentale et la carte propose des spécialités culinaires venant de diverses provinces de Chine continentale. Le service est irréprochable et la carte des vins propose des entrées très joliment adaptées à la cuisine Asiatique comme les vins de Vouvray de Philippe Foreau. Tout ici est mis en oeuvre pour que le moment soit bon et que les convives se régalent dans une atmosphère assez "exotique"...


Au chapitre des entrées, ce repas qui se veut simple débutera par des crevettes sautées aux trois poivres, gingembre et cébettes (cuisson irréprochable, épices maîtrisées parfaitement sans excès), et des beignets de crabe, d'une texture parfaite... on pourraît presque ici parler de tempura... 


Le canard laqué Pékinois en deux services est une perfection. La peau et les crêpes de riz sont croustillantes, parfaitement cuites, d'une grande délicatesse... à suivre après un interlude (Vapeur de coquilles Saint-Jacques, vermicelles de riz, sauce à l’ail), le second service, des magrets hachés et sautées au wok, servis en feuilles de laitue. Grand plat, tout gourmandise... en accord parfait avec le riz sauté du Chef (d'aucuns auraient dit, dans un autre monde "riz Cantonnais)... un régal...


et en dessert... pour qui avait encore faim, une forme clinique chinoise du Mochi  雨花石汤团 (boules de riz gluant au sésame noir). Un très beau repas. Ordonnance à renouveler...



20 mars 2018

PARIS - LE RELAIS PLAZA


Après un concert aux Théâtre des Champs-Elysées, une table élégante, joliment tenue, où l'on peut manger gourmand, avec un service irréprochable et même complice, tout à fait... la reprise des archives permet de préciser que celà fait bien une vingtaine d'années que l'on fréquente cette maison, avec une assiduité certaine, ce qui vient rendre compte du fait que la sommellerie, Stéphane Guérin complice tout à fait, sait non seulement aller directement dans le sens des bons produits (Meursault) mais allie à la qualité de ses choix une générosité ("au verre") très consistante, autant qu'appréciable... La salle est splendide, Arts Déco. refaite entièrement il y a deux ou trois ans... un vrai plaisir simple et gourmand après le spectacle.


Un coeur d'artichaut découpé en fine lamelles, truffes et parmesan, une belle entrée en matière suivie d'un thon rouge snacké, accompagné se sucrine et avocat passés au gril et d'une sauce un peu relevée, curry/coco... beau plat, un thon d'une qualité et d'une gourmandise parfaites.


Voilà donc la recette d'un concert réussi parfaitement... Prades aux Champs-Elysées avec en plat de résistance de Quintette avec Piano de Brahms suivi d'un dîner rapide et gourmand au Plaza Athénée... Parisien. Tout à fait...