Comme un joli démarrage sur le millésime 2020... comme une promesse, un grand moment œnologique, un dîner tout simple, autour de la table, à la maison... foie-gras, saumon, salade verte et salade de patates, fromages (Mont d'Or, fourme d'Ambert, Ossau Irati d'Estive) et quelques bouteilles pour ceusses qui aiment le vin, des purs et durs qui se sont simplement régalés ...
Ouverture sur un grand classique, l'Egly Ouriet VP (2015), une valeur sûre, une bulle dynamique mais pas trop, une belle longueur, une tonalité un brin beurrée, amande aussi... une gourmandise, salinité idéale, mise en bouche parfaite, même pour ceux qui prétendent n'aimer pas trop le champagne (et consentent -ne boudant pas leur plaisir- à avouer qu'il y a, vraiment... champagne et champagne...).
A suivre un monstre, celui qui éclairera la soirée, qu'aucun des heureux gourmands réunis ce soir là n'oubliera... le domaine d'Auvenay, pratiquement jamais ne déçoit. Les vins de Mme Lalou Bize-Leroy sont des monuments œnologiques, le Chardonnay dans toute sa splendeur. Cet Auxey-Duresses "Les Boutonniers" 2002 (898 bouteilles récoltées...) est une merveille absolue. D'une couleur exquisément concentrée, seul témoin de son millésime déjà ancien, d'une longueur en bouche impressionnante, d'une complexité délicieuse et gourmand au point qu'on pourraît le boire trop vite... mais on se retient... on savoure. Un flacon hénaurme, une merveille... un instant d'éternité œnologique.
C'était décidé, délibéré, après çà il fallait envisager de passer au rouge... et après un long débat, il a été décidé (en regard des spécificités de chaque millésime), de démarrer par 2004 et terminer par 2009... 2004 donc, clos des Lambrays. Une année un peu "maigre", un vin droit, précis, un archétype de pinot, large d'épaules, avec une robe un peu pâle, et sur les fruits rouges acidulés (cranberry, groseille). Une très belle bouteille, dont la demi-vie d'élimination témoigne de l'intérêt qu'on lui a porté... et donc d'attaquer pour terminer, un monstre en puissance...
Échezeaux "les rouges du bas" de Méo-Camuzet 2009. Ouvert déjà, mais témoignant d'un impressionnant potentiel à suivre. Cerise, framboise, fruits rouges confits... une énorme stature en bouche, aéré "à la Bourguignonne" deux bonnes heures avant dégustation. Un seigneur... Le feu d'artifice se terminera tout en simplicité, avec quelques gouttes de chartreuse verte. Rafraichissant non ?... quelle beau moment de table et d'amitié.

