Mais COVID et confinement sont passés par là qui ont permis à la salle un lifting qui l'a projetée de son état de Steakhouse un peu sombre vers un XXI° siècle vibrant aux tonalités d'Art moderne, clair et lumineux, au point que pour un rien on se serait cru ailleurs... excellent accueil, service chaleureux et sommellerie complice... et à lecture de la carte, on trouve un nouvel esprit centré sur la cuisine et un instant on craint même que l'engagement carné de l'établissement ne soit plus à l'ordre du jour...
27 sept. 2022
LES TANTES JEANNE - MEATING PLACE
7 avr. 2022
YEN ... SORTIE DE ROUTE ...
Déjeuner chez Yen. Abominablement décevant !... le petit restaurant japonais de la rue St Benoît où il faisait bon se restaurer d'un bento suivi d'un soba est semble-t-il dans une perspective de restructuration de son concept culinaire... plus de bento (il fallait commander la veille), et soba décevant (ce qui n'était jamais arrivé)...
Alors faute de pouvoir nous régaler d'un bento, nous choisirons quelques sushis. Ils n'ont jamais eu un niveau transcendantal mais ils étaient bons... ils ne le sont plus vraiment. Le riz est neutre, insipide, pas un brin d'acidularité, est-ce bien un riz à sushis d'ailleurs ? Rien n'est moins sûr... arrive d'abord une assiette de sushis anguille (avec une anguille très mesurée... mais défendable), certainement pas un nigiri soigneusement façonné mais un curieux tronçon de riz flanqué d'un micro-morceau d'anguille...
A suivre les sushis Toro dont il faut bien dire que le thon était bon... mais on se serait bien passé du coup de lance-flamme sur l'un des deux sushis... qui ne peut remplacer ce que font certains sushiyas de haut vol, sur des thons extrêmement gras (O-Toro) à savoir les exposer quelques secondes au charbon de bois ardent... bref, pas terrible...
Et le soba non plus... qui semblait réfrigéré (quand on dit froid, on ne sous-entend pas "sorti du frigo")... en quantité homéopathique (à croire d'ailleurs qu'ils ont même changé les paniers dans cette perspective)... et si l'on ne l'avait pas demandé, nous aurions été privés du bouillon en fin de course. Bref et tout simplement, grosse immense déception. A ne pas revenir avant... très longtemps...😭
21 janv. 2022
SAINT JAMES - JULIEN DUMAS ... LA MER TOUT EN GOURMANDISE !
Dans son nouveau chez-lui à deux pas de la rue de la Pompe et de la porte Dauphine, Julien Dumas s'exprime, dans une ambiance chaleureuse, avec un service en salle bien calé et tout en attention sans jamais se faire pesant. Tout est joliment bien calé, jusques et y compris le bar (Dry Martini, sans peur et sans reproche, en verres rafraîchis, préparés justes... exactement comme prescrit : Xtra dry, straight up, Gin & Olives)... tout commence bien (très) et la carte des vins propose un très beau Côtes du Jura du domaine Macle, qui accompagnera le repas tout entier, le déjeuner s'annonce frappé au sceau de la gourmandise.
Inspiré, le Chef, qui a pour ouvrir le bal, revisité son fameux chou fleur, largement truffé (qu'il soit ici remercié ... special treat for truffle addict) et accompagné d'une sauce au vinaigre de Jerez. La Renaissance du chou-fleur se poursuit sous les doigts de Julien Dumas... un tout petit brin de croquant, un moelleux fondant sous-jacent, la truffe, le vinaire de Jerez, une petite merveille gourmande...
Et à suivre un improbable et délicieux maquereau, oui, au vin blanc... mais pas en boîte de ferraille, maquereau d'Ouessant, de Ladytempestaire... une vraie merveille, à peine cuit, avec ce qu'il faut d'apport iodé de caviar... délicat, fondant, roulant sur la langue, les petits plombs noirs font avec le maquereau une alliance magique...
Enfin, clou du repas, La sole Merveilleuse, un monument... façon "belle meunière", augmentée d'une sauce au vin jaune, pour marquer un peu plus encore l'harmonique "savagnin" du repas. flanquée d'une purée truffée (une tuerie...), la gourmandise "no limit"...
Dessert au coing pour terminer : coings pochés et confits, pomelos, crème fouettée, léger, facile, fondant, séduisant (ce qui n'est pas fréquent en matière de coing)... et maintenant il n'y a plus... qu'à recommencer !
4 nov. 2021
LE PETIT SOMMELIER DE PARIS
25 juil. 2021
BAEZ : STEAKHOUSE ARGENTIN (Paris XVI).
BAEZ, un restaurant de poche, résolument Argentin, sis 2, rue de Sontay (place Victor Hugo). Accueil chaleureux et enthousiaste, carte courte et efficace centrée sur les empanadas ou sur la viande d'origine argentine, parfaitement cuite. Les empanadas sont irréprochables, légume comme viande... le steak sera convaincant, tout à fait (Bife de Chorizo... autrement dit faux-filet ou sirloin steak), sur un bon 300gr ce qui est une portion honorable, avec une salade verte parfaitement assaisonnée (ce qui est assez exceptionnel en restauration)... les trois sauces sont délicieuses : chimichurri, poivrons épicés et fines herbes). Et pour terminer une glace au chocolat noir ici, une crème renversée Dulce de Leche là... vaut que l'on s'y arrête et que l'on y revienne, l'endroit est propre et net, accueillant, le service souriant et seul bémol... à quoi bon proposer de si beaux (et impressionnants) couteaux s'ils ne sont pas aiguisés comme des rasoirs...?
20 juil. 2021
LA TABLE D'HUGO - GOURMANDISE EN TERRASSE
Comme une petite faim... un déjeuner canaille, rue du docteur Blanche, face à la Boucherie d'Hugo Desnoyer, un beau grand déjeuner joliment arrosé, au démarrage tranquille (oeuf mayonnaise exemplaire, Jabugo Hors-Classe)... avec un Jacquesson, valeur sûre, bulles civilisées et joyeuses, jamais trop incisives, dosage presqu'inexistant... la papille vibre d'entrée de jeu.
19 juil. 2021
SUNDAY BRUNCH - LA ROTONDE DE LA MUETTE
Franchement convaincante, cette Rotonde de la Muette, comme une institution face à la Gare (gare historique du petit train de ceinture dont la voie ferrée est désaffectée de longue date et transformée par la mairie de Paris en coulée verte... promenade canine dans la journée, stadium recevant toute la ratocratie de l'ouest Parisien la nuit...)... la Rotonde n'a jamais défailli. Service adorable et prévenant sans être obséquieux jamais, matières premières de qualité, cuisine soignée, simple mais gourmande et en ces temps d'étude comparative des hamburgers on est là au tout meilleur... bun fondant, viande parfaite et parfaitement cuite, cheeseburger au Laguiole, oignons et tomate exemplaires, pas de ce fichu pickle qui est tout à la fois vulgaire et concombroïde... un beau grand et bon Cheeseburger pour un brunch réussi tout à fait...
Et aussi... une omelette aux champignons irréprochable là, une daurade rôtie à parfaite cuisson ici... et en dessert, de délicieux et rafraîchissants sorbets par un beau dimanche au soleil, en terrasse. Gin Tonic (alla Francese) parfait, Pouilly-fumé bien droit. Comme on aime. On reviendra... et avec plaisir encore !
10 déc. 2020
LE PETIT VERDOT
Quelques images, convaincantes, d'un déjeuner qui, au fil des archives consultées ne varie guère mais au fond, ce sont de grands classiques, parfaitement exécutés, tout gourmandise, jusqu'au pain, exemplaire... en passant par les vins. Grande belle bouteille ici, que cette Côte Rôtie de chez Gangloff, qui était à pleine et belle maturité, tout en finesse, d'une formidable élégance, qui aura été le parfait compagnon d'un déjeuner tout simple, tellement bon... au cours duquel se sont succédés (comme souvent d'ailleurs si j'en crois les images d'archives...) le pied de porc en crépinette, qui est probablement le seul pied de porc que j'apprécie vraiment, entièrement désossé, augmenté de foie gras, et cuisiné en cromesqui... une petite merveille, si si...
La joue de boeuf au vin rouge, sur un gratin de macaronis, et quelques légumes de saison... un éloge à la cuisine bourgeoise, qui interpelle au fond du souvenir gourmand que tous nous portons... c'était un accord parfait avec le nectar de Gangloff... un instant d'émotion façon "madeleine de Proust", sans façons, sans chichis... tout dans le plaisir gourmand.
Souvenir enfin d'un dessert joliment ficelé... je ne suis pas un inconditionnel de la panna cotta mais l'idée de la revisiter un peu, balancer son côté un peu mou par le thé vert Matcha... une belle idée, un beau dessert et une quenelle de glace au fromage blanc... c'était bon. Très bon. Il ne faudra pas oublier ces petites maisons, repaires de gourmands... qui savent si bien accueillir et combler les gourmands... Le petit Verdot. Une sacrée belle adresse.



















