30 mars 2018

SHANG PALACE (SHANGRI-LA HOTEL / PARIS)


Le Shangri-La Hotel de Paris propose trois restaurants parmi lesquels le Shang-Palace, restaurant Chinois dont l'authenticité ne peut raisonnablement être remise en question, tout jusqu'à l'atmosphère et la décoration évoque ici la Chine Continentale et la carte propose des spécialités culinaires venant de diverses provinces de Chine continentale. Le service est irréprochable et la carte des vins propose des entrées très joliment adaptées à la cuisine Asiatique comme les vins de Vouvray de Philippe Foreau. Tout ici est mis en oeuvre pour que le moment soit bon et que les convives se régalent dans une atmosphère assez "exotique"...


Au chapitre des entrées, ce repas qui se veut simple débutera par des crevettes sautées aux trois poivres, gingembre et cébettes (cuisson irréprochable, épices maîtrisées parfaitement sans excès), et des beignets de crabe, d'une texture parfaite... on pourraît presque ici parler de tempura... 


Le canard laqué Pékinois en deux services est une perfection. La peau et les crêpes de riz sont croustillantes, parfaitement cuites, d'une grande délicatesse... à suivre après un interlude (Vapeur de coquilles Saint-Jacques, vermicelles de riz, sauce à l’ail), le second service, des magrets hachés et sautées au wok, servis en feuilles de laitue. Grand plat, tout gourmandise... en accord parfait avec le riz sauté du Chef (d'aucuns auraient dit, dans un autre monde "riz Cantonnais)... un régal...


et en dessert... pour qui avait encore faim, une forme clinique chinoise du Mochi  雨花石汤团 (boules de riz gluant au sésame noir). Un très beau repas. Ordonnance à renouveler...



20 mars 2018

PARIS - LE RELAIS PLAZA


Après un concert aux Théâtre des Champs-Elysées, une table élégante, joliment tenue, où l'on peut manger gourmand, avec un service irréprochable et même complice, tout à fait... la reprise des archives permet de préciser que celà fait bien une vingtaine d'années que l'on fréquente cette maison, avec une assiduité certaine, ce qui vient rendre compte du fait que la sommellerie, Stéphane Guérin complice tout à fait, sait non seulement aller directement dans le sens des bons produits (Meursault) mais allie à la qualité de ses choix une générosité ("au verre") très consistante, autant qu'appréciable... La salle est splendide, Arts Déco. refaite entièrement il y a deux ou trois ans... un vrai plaisir simple et gourmand après le spectacle.


Un coeur d'artichaut découpé en fine lamelles, truffes et parmesan, une belle entrée en matière suivie d'un thon rouge snacké, accompagné se sucrine et avocat passés au gril et d'une sauce un peu relevée, curry/coco... beau plat, un thon d'une qualité et d'une gourmandise parfaites.


Voilà donc la recette d'un concert réussi parfaitement... Prades aux Champs-Elysées avec en plat de résistance de Quintette avec Piano de Brahms suivi d'un dîner rapide et gourmand au Plaza Athénée... Parisien. Tout à fait...


21 oct. 2017

RETOUR AUX FONDAMENTAUX


Retour d'Atlanta. La Chop's experience était vraiment un joli moment de gourmandise, les viandes USDA Prime peuvent être formidables, le sirloin en étant l'archétype pour le gourmand carnivore... de retour donc, visite sans tarder chez Hugo Desnoyer histoire de comparer... faux-filet de stature imposante, cuisson marquée-pôelée... quelques frites et une jolie salade, un verre de Givry et le tour est joué, les papilles dansent, la viande est tendre, soyeuse, juteuse et rassasiante...


Alors quoi... qui a gagné...? Eh bien personne au fond. Dans les deux cas c'est de la viande (dite) de boeuf... les produits sont tout différents, le traitement également, aucune comparaison vraiment possible. Les deux sirloins sont exquis, parfaitement cuisinés et l'on ne saurait se passer ni de l'un, ni de l'autre... sans doute, éducation oblige, se lasserait-on plus rapidement du cousin Américain mais pour autant, quel régal ce fut... toujours est-il qu'au retour, quel bonheur de retrouver ses marques...


10 oct. 2017

ARPEGE D'AUTOMNE


Les tomates sont derrières nous (ou presque), l'automne a fait son apparition, la table de l'Arpège n'en demeure pas moins joyeuse, gourmande, heureuse, autour de la cuisine légumière du Chef, inspirée, gourmande tout en apparente (fausse) simplicité, où se succèdent les tours de force (mille-feuille de betterave - sauce Béarnaise, tartare de betterave, chou farci légumier ou boulette légumière...) et les grands classique dont on ne peut se lasser (les fameuses ravioles potagères, la sauce au vin jaune tellement gourmande avec la pomme de terre fumée et la lotte marquée au feu... le chaud-froid d'oeuf)... et les presque déjà "grands classiques" (Houmous d'herbes et olive de Kalamata, Sushi légumier)... et pour couronner le tout, "le dessert de tous les desserts"... la tomate aux douze saveurs... un formidable déjeuner, une gourmandise... absolue... en bel accord avec un Ermitage 2007 de Ferraton, un brin déjà sur l'Oxydatif qui ne déméritera pas face à autant d'inspiration...













1 oct. 2017

UN TRÈS BEAU DÎNER CHEZ AURORE & ALEXANDRE ...

Bon sang quel dîner, quel beau, quel grand dîner... de très grands, des vins Hénaurmes, de belles assiettes, très joliment dressées, une belle compagnie, what else... ? D'aucuns savent reçevoir... en vraie simplicité, tout en amitié, une soirée dont on ressort avec des étoiles plein les yeux, des papilles épuisées du bonheur d'avoir dansé toute la soirée... on dirait bien "ordonnance à renouveler" mais la barre est haute... très très haute !!!


La mise en jambe est orchestrée autour de quelques craquants au fromage, et de délicieuses gougères, sorties du four... fondantes... délicates... et d'ouvrir "pour voir" un Dom Pérignon 1978, seule déception de la soirée, œnologiquement indéfendable mais une curiosité qu'aucun(e) ne boudera puisque la bouteille tout entière y passera. Tous de conclure : "une curiosité"... et de passer à table.


Pour débuter avec une salade de poulpes, agrumes, amandes et noisette, et herbes fines aussi, délicieusement dressée que gourmande et dont l'harmonique avec une Riesling Egon Müller Kabinett 2007 sera retentissante, acidularité maîtrisée, un tout petit brin de sucres résiduels, juste ce qu'il faut pour que ce soit un atout majeur et non une faute de goût. Perfect match...


A suivre un vrai, un délicieux, un risotto gourmand "de chez Gourmand", cuisson impeccable du riz (Carnaroli ?)... prosciutto di parma, trompettes de la mort et cèpes... tuerie ! ... et que dire de l'association de malfaiteurs avec un Meursault 2005 de Coche-Dury... sinon que la gourmandise et la valse des papilles commencent à se trouver atteindre un point critique... mais non... pas terminé...



Entrée dans l'arène d'un Canard cuit au sautoir, avec une purée fine de potimarrons et carottes, fondant, délicieux et le coup de grâce... d'une Tâche de 2001, hénaurme pétard diraient certains, que les commentaires les plus superlatifs sous-estimeraient encore. Une vraie merveille (de chez Merveille)... un repas tonitruant !



Jusqu'au point d'orgue d'une Pavlova aux figues et fraises, juste délicieuse, fraîche et parfumée, juste ce qu'il fallait à cet instant, accompagnée d'un merveilleux Pineau des Charentes "Prestige", jeune quadragénaire qui fait parler la poudre sur une tonalité "figues-fraises"... en parfait accord avec la Pavlova.


Euh... ce que perfection veut dire en quelque sorte... on ne trouve rien à ajouter qu'un grand, un immense Merci pour ce formidable dîner "à la maison"... (et souvent d'ajouter "en toute simplicité"... bah tiens...).


22 août 2017

Ô PRESTIGE à BAUGÉ en ANJOU


Mais où donc se trouve BAUGÉ... ? Non loin d'ANGERS, une petite (toute petite) ville médiévale, où l'on peut visiter une Apothicairerie du XVI° siècle "dans son jus", quelques splendides églises (notamment à Vieil Baugé), un joli Château... situé non loin d'un parcours de golf qui vaut le déplacement (dessin splendide, nécessitant d'avoir tous les coups dans son sac et un brin d'imagination en plus... entretien exemplaire, greens féroces)... BAUGÉ possède aussi une belle adresse gourmande, curieusement baptisée Ô PRESTIGE, Hôtel restaurant dans une petite rue médiévale, tout au calme et qui dispose même d'un parking fermé... l'hôtel est juste confortable (très acceptable mais n'est pas pourvu d'ascenseur en sorte que les impédimentas pèseront rapidement...)... le restaurant vaut qu'on s'y arrête.


Les chambres donc ne sont pas très grandes (encore que la chambre 110 soit spacieuse, ouvrant sur les toîts médiévaux), l'entretien est sans reproche, le confort est suffisant sans être superlatif. Agréables toutefois, vraiment. Si l'on arrive le Lundi, c'est jour de fermeture du restaurant, il y a intérêt alors à penser le dîner un tout petit peu à distance et éviter formellement le restaurant supposé italien tout voisin où la conception de pizzas délirantes mérite que l'on passe son chemin malgré la petite terrasse...


Mais dîner chez Ô PRESTIGE est une belle expérience, inattendue, d'une cuisine bien maîtrisée, d'un Chef qui sait ce dont il parle et qui outre ses talents "au piano", développe tous azimuts ses capacités de traiteur (paniers gourmands pour le pique-nique ou l'opéra lors de la saison de l'Opéra de Baugé... si si...)... un couple propriétaire à l'évidence très engagé dans le tourisme régional et qui entend faire parler de cette petite cité médiévale par la qualité du service (irréprochable) et des produits (délicieusement mis en assiette) qu'ils procurent... jusques et y compris sur les vins d'Anjou, jolie carte, parti pris vers la biodynamie mais de belles entrées, et un discours convaincu...


Dans l'assiette, que du plaisir... mise en route avec une tomate foisonnée, basilic et parmesan... simple et de bon goût... l'entrée sera une salade de Homard (jolie cuisson) au dressage savant mais sans céder à l'inutile, tout en simplicité, gourmandise et fraîcheur... puis à suivre un turbot rôti flanqué ici d'une écrasée de pommes de terre (délicieuse) et là d'une fricassée de légumes d'été et enfin, une glace Roquefort servie sur un lit de poires... franche réussite qui n'est pas sans évoquer un récent dîner à Fontainebleau... le Roquefort commence à rejoindre la gamme des desserts...


Et un gentil vin pour couronner l'ensemble... Hommage au Chenin, hommage à Savennières, Clos du Papillon 2006 (domaine de Baumard), juste à point. Un très beau repas, une table qui vaut que l'on s'y arrête à toute proximité d'Angers...


7 juin 2017

GRAND DEJEUNER CHEZ GARANCE



Maîtres de Cérémonie, LE Grand Échanson, les deux Guillaumes, pour un grand déjeuner, anniversaire... 60 ans de Mariage, une paille... et quelques flacons, énormes... somptueux, tous à parfaite maturité, par une faute de goût, depuis le formidable Egly 2004 jusqu'au Foreau 1989 (quel viticulteur...) en passant par Les Clos 1999 de Raveneau, droit vif et salin, calcaire à souhaits... Meursault 2000 les Rougeots de Coche Dury (un monument), et le monstre de garde, Rayas 1998... facile... délicieux, délicat, puissant juste comme il faut, portés par le charme de ces grands produits de nos terroirs, tous étaient bien... mieux que bien à l'issue d'un grand et beau repas...






... quelques langoustines juste flashées, un pigeon d'une juste cuisson irréprochable, avec une purée comme on en rêve, comme Guillaume l'a faite... et une tarte au fromage blanc, miel et rhubarbe, précis, délicat, pointu mais pas trop, perfect match avec Foreau... quel repas, quel régal... un grand, un immense Merci aux trois acolytes qui ont concocté cet instant gourmand hors le temps, hors l'espace... Bravo Garance !